Repères hérméneutiques


La sophistique


La sophistique

e terme sophiste devait être à l’origine un terme générique désignant un homme du savoir. Détourné de son sens originel, il est devenu synonyme de possesseur d’un faux savoir. Aristote dira du sophiste qu’il est celui qui a de la sagesse l’apparence, non la réalité.

La conception du logos

Les trois champs sémantiques du logos

1) Champ du langage et de l’expression linguistique dans toute leur ampleur (parole, discours, description, assertion, argumentation) ; 2) Domaine de la pensée et des procédures intellectuelles (réflexion, raisonnement, explication, orthos logos) ; 3) Domaine du monde sur lequel nous sommes à même de parler et de penser (principes structuraux, expressions formulaires, lois naturelles).

La discussion

L’éristique est l’art de la controverse. Le terme vient du substantif « eris » qui signifie « contestation », « querelle » ou « dispute ». Platon l’emploie pour signifier l’art (condamnable) de rechercher la victoire à tout prix dans la discussion, sans souci de vérité. L’habileté réside alors dans l’utilisation des sophismes, des paralogismes, des ambiguïtés de langage.

L’antilogique consiste à opposer un « logos » à un autre « logos », à découvrir ou à attirer l’attention sur la présence d’une telle opposition dans un raisonnement, une chose ou une situation. Sa caractéristique essentielle est d’opposer deux discours qui s’excluent mutuellement, soit qu’ils soient contraires, soit qu’ils soient contradictoires.
Utilisée dans une discussion, l’antilogique constitue une technique spécifique. Elle procède d’un « logos » donné à la formulation d’un « logos » contraire ou contradictoire en sorte que l’interlocuteur soit contraint, soit d’accepter les deux « logos », soit, tout au moins, de renoncer à sa position initiale. L’antilogique procède à partir de simples accords ou contradictions de mots. Platon relève le danger de la réfutation antilogique comme répétition d’interrogations contradictoires. Contrairement à l’antilogique, la dialectique englobe toujours chez Platon une approche des formes.

L’elenchos est une application de l’antilogique. Socrate utilise cette façon de procéder. Elle consiste à obtenir une réponse à une question posée. Exemple : « Qu’est-ce que le courage ? » Il s’agit de s’assurer de l’assentiment de l’interlocuteur en vue d’affirmations ultérieures, manifestement incompatibles avec la réponse donnée à la question initiale. Si l’interlocuteur n’en vient pas à une modification heureuse de la réponse initiale, le dialogue s’achève en laissant les adversaires dans une situation d’aporie. Ils sont incapables de distinguer une issue ou d’échapper aux positions contradictoires dans lesquelles ils sont empêtrés.

Protagoras
Le discours fort

Protagoras théorise le concept de « discours fort ».

Ce que les gens pensent et disent devient plus important que ce qui est réellement vrai. Il n’y a ni faits ni vérité, mais seulement des idéologies et des modèles conceptuels dont le choix incombe à l’individu. Ces opinions peuvent relever de choix personnels ou de l’influence qu’exercent les idées des groupes sociaux.

Le discours minoritaire constitue le « discours faible ». Plus il est minoritaire, moins il communique. Le discours majoritaire qui rencontre un maximum d’adhésions constitue le discours fort. Il propose nécessairement la vérité que chacun veut entendre. L’orateur doit chercher à affirmer la force de son discours, faute de quoi il est voué à tenir un discours isolé et marginal. Le discours fort appelle le consensus. Le discours personnel devient le discours commun.

Le relativisme sophistique

« L’homme est la mesure de toute chose, de celles qui sont en tant qu’elles sont comme elles sont, de celles qui ne sont pas, en tant qu’elles ne sont pas comme elles ne sont pas. » (Protagoras)

Chaque chose est pour moi telle qu’elle m’apparaît et pour toi, telle qu’elle t’apparaît. Exemple : l’air plus ou moins chaud ou froid. La qualité de l’air dépend de la sensation de chacun. Point de prédicat absolu. Si quelque chose me semble doux, cela peut être amer pour un autre. Toutes les perceptions sont vraies ! Il n’est pas possible de contredire. Celui qui ne dit point le vrai ne parle pas de la chose. Les contradictions de deux discours opposés ne sont qu’apparentes. Au malade, les choses qu’il mange paraissent (et sont) amères, à celui qui est bien portant cette même nourriture apparaît (et est) le contraire. L’un et l’autre de ces états sont également vrais. Le second est cependant meilleur que le premier. Le médecin procède à un renversement de l’état maladif. Ce que le médecin fait avec l’aide des drogues, le sophiste le fait par des paroles. Il ne substitue pas le vrai à l’erreur, mais le meilleur au pire. Cela vaut pour l’individu ou pour la foule.

Subjectivisme : Théorie qui ramène l’existence à celle du sujet ou de la pensée, les jugements de valeur, les certitudes à des états de conscience, à des assentiments individuels.

Gorgias

La rhétorique de Gorgias prend valeur philosophique. Elle ne peut se réduire à une simple technique du discours sans finalité.
L’à-propos norme la rhétorique. Celle-ci permet de faire triompher l’une ou l’autre cause suivant l’opportunité. Le moment opportun ne fait pas référence au bien ou au mal, au juste ou à l’injuste, au vrai ou au faux.

« Ces héros eurent en partage une valeur qu’ils tenaient de Dieu, et une condition mortelle qu’ils tenaient de leur humanité. Maintes fois, ils donnèrent la préférence à l’équité dans sa douceur plutôt qu’au droit dans sa rudesse ; maintes fois, à la rigueur de la loi, ils préférèrent la rectitude du discours. Car ils croyaient cette loi la plus divine et la plus universelle qui consiste à dire, à taire, à faire (ou à ne pas faire) ce qu’il faut quand il le faut. » (Planude à propos de Gorgias)

La rhétorique trouve sa justification jusque dans une ontologie qui refuse l’être au profit de ses occurrences dans le temps : une ontologie de l’occasion qui est bien la philosophie de la rhétorique.

Eloge d’Hélène

Le propos explicite de Gorgias est de disculper Hélène et de la soustraire au blâme qui pèse sur elle pour avoir abandonné son foyer et avoir suivi Pâris à Troie. Ceux qui l’accusent préjugent de la faute. Gorgias avance quatre arguments : 1) Le destin ; 2) L’enlèvement ; 3) La persuasion (par le discours) ; 4) L’œuvre d’Eros.

Le troisième argument montre que le « logos » a pu agir sur Hélène.

« Le discours est un tyran très puissant ; cet élément matériel d’une extrême petitesse et totalement invisible porte à leur plénitude les œuvres divines : car la parole peut faire cesser la peur, dissiper le chagrin, exciter la joie, accroître la pitié. » (Gorgias, Eloge d’Hélène)

Gorgias insiste sur le pouvoir incommensurable du « logos » sur l’âme humaine. Premièrement, le « logos » se manifeste par des expériences émotionnelles agréables ou désagréables.

« Les incantations enthousiastes nous procurent du plaisir par l’effet des paroles, et chassent le chagrin. C’est que la force de l’incantation dans l’âme, se mêle à l’opinion, la charme, la persuade et, par magie, change ses dispositions. De la magie et de la sorcellerie sont nés deux arts qui produisent en l’âme les erreurs et en l’opinion les tromperies. » (Ibid.)

Deuxièmement, la plupart des hommes ne sont capables ni de se remémorer les faits du passé, ni de connaître le présent, ni de projeter le futur. Le discours tire sa force de cette malheureuse disposition humaine.

« Car si tous les hommes avaient en leur mémoire le déroulement de tout ce qui s’est passé, s’ils connaissaient tous les événements présents et, à l’avance, les événements futurs, le discours ne serait pas investi d’une telle puissance ; mais lorsque les gens n’ont pas la mémoire du passé, ni la vision du présent, ni la divination de l’avenir, il a toute facilité. » (Ibid.)

Les hommes ont donc recours à l’opinion, la « doxa », pour conseiller leurs âmes. L’opinion n’étant nullement la connaissance du vrai, il est aisé de la modifier et ainsi de persuader. Exemple : Dans le modèle judiciaire délibératif, c’est la subtilité de la composition du discours et non la vérité de ce qu’il énonce qui fait qu’il charme et persuade une foule. La vivacité de pensée parvient aisément à transformer les opinions.

Le pouvoir du « logos » à l’égard de l’âme est comparable à celui des drogues, remède ou poison. Comme la drogue, le discours provoque un changement d’état de celui qui le reçoit, meilleur ou pire.

« Il existe une analogie entre la puissance du discours à l’égard de l’ordonnance de l’âme et l’ordonnance des drogues à l’égard de la nature des corps. De même que certaines drogues évacuent certaines humeurs, et d’autres drogues, d’autres humeurs, que les unes font cesser la maladie, les autres la vie, de même il y a des discours qui affligent, d’autres qui enhardissent leurs auditeurs, et d’autres qui, avec l’aide maligne de la Persuasion, mettent l’âme dans la dépendance de leur drogue et de leur magie. » (Ibid.)

La rhétorique est donc un moyen utilisé pour induire une opinion dont l’opportunité constituera le critère de vérité. Comme le médecin, le sophiste connaît les propriétés du pharmakon et transmet cette connaissance à ses élèves. La question est alors de savoir ce qui garantit que le sophiste est un bon médecin et non un guérisseur sans autre science qu’empirique, ce qui témoigne de l’intégrité du médecin, de son souci de bien faire et de guérir le malade plutôt que de l’empoisonner. Platon montre que la rhétorique peut choisir la bonne voie philosophique ou la mauvaise voie sophistique. Aristote dit que l’orateur et le philosophe se dévoilent dans l’intention.

Du non-étant

Le discours véhicule le « logos » et non point la réalité. Dans la mesure où il prétend reproduire fidèlement la réalité, le discours n’est qu’un leurre. L’homme qui parvient à leurrer est meilleur que celui qui n’y parvient pas.

« Dans son traité Du non-être ou De la nature, Gorgias met en place, dans l’ordre, trois propositions fondamentales : premièrement, et pour commencer, que rien n’existe ; deuxièmement que, même s’il existe quelque chose, l’homme ne peut l’appréhender ; troisièmement, que même si on peut l’appréhender, on ne peut ni le formuler ni l’expliquer aux autres. » (Sextus Empiricus 65)

Il s’agit ici d’un emploi « prédicatif » et non « existentiel » du verbe être. On ne peut appliquer le verbe « être » à un sujet sans que ne surgisse une contradiction (particulièrement les assertions portant sur les phénomènes).

Si le non-être n’est pas, si l’inexistant n’a pas de réalité, si rien de ce qui n’est pas ne peut être dit ni pensé, il ne peut y avoir ni mensonge ni erreur et le faux est sans fondement. Lorsque Parménide d’Elée dit que « le non-être n’est pas », il ne doit pas être pris au mot. Platon lui-même dit qu’il faut choisir l’esprit contre la lettre et accepter, d’une certaine façon, que le non-être soit pour qu’il puisse être pensé et dit, et que le mensonge et l’erreur soient ce qu’ils sont.

Le « logos » d’une chose est : 1) La nature de la chose ; 2) Ce que nous comprenons qu’elle est ; 3) La définition que nous en donnons. Si l’on dit que quelque chose est, cela reste inconnaissable à l’autre. Les choses qui sont pensées ne sont pas. Un clivage irréductible s’instaure entre le « logos » et les choses qui nous viennent de l’extérieur. Le « logos » ne parvient jamais, par lui-même, à une conclusion certaine si nous ne sommes pas instruits par la vérité elle-même.

D’un côté, il y a le monde réel qui est vrai. L’homme peut en avoir la connaissance. Bien souvent, il n’en a que l’opinion. Le « logos », plus puissant que l’opinion, agit sur elle et la fabrique. La rhétorique donne la supériorité à un discours sur un autre.

Antiphon

« Il composa un Art d’échapper à l’affliction, analogue à celui qu’utilisaient les médecins pour soigner leurs malades. A Corinthe, il s’installa près de l’agora et fit savoir, par des libelles, qu’il pouvait, au cours d’entretiens, soigner ceux qui étaient dans l’affliction ; une fois connues les causes de la souffrance, il soulageait les malades par des paroles de consolation. » (Pseudo-Plutarque)

Comme tous les sophistes, Antiphon oppose les lois et les conventions humaines à la nature. Le droit et la justice se réduisent à la contestation et à la contradiction. La différence entre le Grec et le barbare n’existe pas dans la nature. Elle procède d’une qualité particulière attribuée à l’homme par l’homme. La justice ne constitue pas le lien social ; elle réglemente les conflits et, dans une société, le bien de l’un est nécessairement le mal de l’autre du point de vue de la nature (voir ici l’influence des sophistes sur Paul).

« Car on a légiféré pour les yeux, sur ce qu’ils doivent voir ou ne pas voir ; pour les oreilles, sur ce qu’elles doivent entendre ou ne pas entendre ; pour la langue, sur ce qu’elle doit dire ou ne pas dire ; pour les mains, sur ce qu’elles doivent faire ou ne pas faire ; pour les pieds, sur les lieux où ils doivent marcher et ceux où ils ne doivent pas ; pour l’esprit, sur ce qu’il doit désirer et ne doit pas. » (Antiphon)

Critias

En mettant en évidence les mécanismes de la persuasion et de la tromperie, il fait apparaître la sophistique comme une explication de certaines représentations qui se trouvent justifiées.

« Il déclare que les anciens législateurs ont fabriqué la fonction de Dieu, défini comme une puissance qui porterait son regard sur les actions justes et les fautes des hommes, afin que personne ne portât tort en cachette à son prochain, ayant toujours à se garder du châtiment des dieux. » (Sextus Empiricus 25)

Critias donne une explication de la formation des représentations religieuses et des mythes. Il découvre une fonction primordiale qui élargit le sens de la sophistique vers une origine théologique.

La sophistique n’est pas seulement cet art de tromper que pratiquent certains hommes de métier, car, en fait, l’origine même de toutes nos représentations doit être attribuée à une sophistique primordiale et fondatrice.

Il ne faut pas dire que la sophistique permet de tromper, mais que toute l’humanité et toutes ses idées sont fondées sur une universelle tromperie. En trompant, le sophiste imite et répète le geste inaugural de toute existence sociale. L’homme attend d’être trompé.

Le kairos

Il faut séparer la notion de raisonnement de celle d’argumentation. Elles différent par la méthode employée et par le but poursuivi. Le raisonnement procède par démonstration et prétend accéder à la vérité. L’argumentation procède par délibération et recherche l’acquiescement. La démonstration raisonne sur ce qui est, tandis que la délibération argumente sur ce qui n’est pas.

Les deux discours prétendent à la certitude. Celle à laquelle aboutit la démonstration relève de l’universalité, elle est garantie par la logique du raisonnement. De façon tout à fait différente, la certitude à laquelle aboutit la délibération repose sur la seule puissance de l’argumentation. Le raisonnement suit un ordre logique tandis que l’ordre des arguments dépend des circonstances.

L’argumentation doit s’accorder à l’orateur et à l’image que l’auditoire a de celui-ci. Elle doit être taillée pour l’auditoire et en conformité avec le lieu et le moment. Ni trop tôt, ni trop tard, elle doit venir en son temps. Cette appréhension de la temporalité du discours est essentielle à la technique sophistique. Le moment qui détermine la place de l’argument, « le moment opportun », est décisif dans le développement d’une argumentation.

Une argumentation forme une chaîne d’assertions dont chaque maillon résulte de ceux qui le précèdent, leur ordre est judicieusement lié aux circonstances. Non seulement l’assertion précédente sert à établir la suivante, mais encore la formulation de chacune dépasse le moment où elle est dite ; en sorte que le discours se modifie sans cesse. Il s’adapte, beaucoup plus qu’il ne se construit selon un plan déterminé. L’appréhension de la temporalité et l’intuition du moment tendent à remanier l’ordre de l’argumentation pour saisir le moment de dire, le « maintenant » décisif que les Grecs appellent kairos. Le bon orateur est celui qui sait dire au bon moment ce qu’il faut dire et rien d’autre que cela. Le kairos est la technique optimale du discours, il est capable de renverser le mouvement d’un discours, d’invalider tout discours contradictoire selon la loi « la plus divine et la plus universelle, dire et taire ce qui est opportun au moment opportun ». (Gorgias)

Le kairos est une notion qui lie le temps, la circonstance, le degré, la proportion et la mesure. Il relève les éléments essentiels du discours. Il est le point d’orgue où l’on attend ce qui doit être dit. Il est l’accord nécessaire d’une action avec l’occasion de sa réalisation. Cet accord témoigne de l’adéquation entre l’occasion extérieure et le moment du discours. Il valorise la notion de rencontre. Mesure entre le trop et le trop peu, le kairos distingue le choix. Dans le domaine médical, le kairos est l’instant critique de la maladie, quand le patient bascule vers la guérison ou vers la mort. Dans le militaire, il est un moment tactique où le mouvement, l’engagement, conduit à la victoire ou à la défaite. Dans l’art, il est le presque rien qui fait le trait de génie et dont dépend l’excellence de l’œuvre. Dans la rhétorique, le kairos est le principe, l’intuition intérieure qui conduit le choix de l’argumentation, qui donne l’ambiance du discours, qui connaît les moments et voit « le » moment. Pour chaque acte de vie, le sage connaît le moment opportun.

Argumenter selon la sophistique revient donc à développer une logique d’arguments possibles, ordonnés dans le temps de façon que la chronologie invalide toute aptitude au passé et énonce une certitude anticipée. Le kairos définit l’instant où doit être posé l’argument décisif qui inversera l’ordre des certitudes. Cette décision logique qui saisit l’instant critique est indéfinissable car elle n’est rien en elle-même, elle n’est qu’un choix temporel qui n’ajoute rien à l’argumentation. L’opportunité introduit le parachronisme à l’instant du kairos. Cette saisie du temps n’ajoute rien à l’argumentation. Mais le point d’orgue manifeste que l’argumentation ne manque pas de dire ce que l’on attendait pour que la cause soit entendue.

Dans la seconde sophistique, le kairos apparaît davantage comme un modèle de discours tel que l’enseignement sophistique en disposait. Aelius Aristide procédait à l’inversion des états d’âmes au moyen du discours d’interprétation des songes un peu à la manière d’Antiphon qui affirmait guérir tous les maux par la parole et ouvrit une école « sur l’art de combattre la neurasthénie ».

C’est bien « le dire » plus que la connaissance qui manque aux hommes et c’est sur cette relation au dire que s’élaborent les deux sophistiques. Elles rendent à l’homme l’usage des mots pour dire, qui se mesurent à l’efficacité, à la capacité d’oblitérer le présent.

« Le parfait orateur est l’homme (socialement) parfait » ; la rhétorique gratuite manifeste cette perfection : « Si quelqu’un par nature est tel que, quoique possédant la rhétorique, il ne comparaît pas volontiers dans les assemblées publiques, ni ne prend part aux disputes politiques compte tenu de la variabilité des circonstances – et cela, bien qu’il ne soit pas parmi les derniers quant à sa réputation, aux honneurs dont le gratifie son époque et aux ambitions qu’elle autorise – mais cultive l’éloquence dans la solitude (…) celui-là n’aurait pas de difficulté à réfuter Platon et ainsi à disposer des arguments les plus justes et les plus beaux » (Aelius Aristide, Discours II).


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Yves Maris, philosophe cathare
Yves MARIS
8 mai 1950 - 29 juillet 2009
Biographie


RESURGENCE CATHARE


Le Manifeste
Ouvrage présenté et recommandé
aux auditeurs de France Culture
par Michel Cazenave, producteur de
l'émission «Les Vivants et les Dieux»

Ouvrage sélectionné par la bibliothèque
de l'Université de Navarre (Espagne)
LE MANIFESTE CATHARE - Publications de Yves Maris



THESE DE DOCTORAT


En quête de Paul
L’affrontement de deux conceptions opposées
du monde au moment de l’émergence de
l’idée chrétienne fondatrice de la culture
et de la pensée occidentale, tel est l’objet
de cette quête

En Quête de Paul - Thèse de doctorat de Yves Maris





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