Lettre de Roquefixade


Lettre n°13, le 24 décembre 2007

Chers amis,

Que pourrais-je vous souhaiter, en cette période de fêtes et de bons vœux ? Un solstice d’hiver auréolé d’amour et d’amitié, pour vous qui vivez en hémisphère nord, un soleil chaleureux et radieux pour accompagner vos jours de la nouvelle année et un ciel tout bleu. Notre calendrier est une invention romaine, si bien que vous qui êtes dans l’hémisphère sud connaissez l’an nouveau quand le soleil descend ! Ne devriez-vous pas fêter « Noël » le 25 juin ?

Bert, de Nouvelle-Zélande, me pose la question de la solennité de la Nativité dans une perspective cathare. Je laisse à votre réflexion les mots que je lui ai transmis, en guise de réponse :

Posons les principes :

Le jour anniversaire du soleil fut impérialement décrété à Rome à la fin du IIe siècle. Le 25 décembre apparut comme date naturelle, retour de l’astre pour l’hémisphère nord. Le solstice d’hiver marquait la victoire de la lumière sur les ténèbres. C’était le jour de Mithra, le dieu de l’aurore né de la pierre comme le feu jaillit du silex. Liées à la religion des Mages, les liturgies trouvaient leur inspiration en Zoroastre. Le réformateur avait jadis consacré la première grotte cultuelle en l’honneur de Mithra.

Le mithraïsme gréco-romain se posait en concurrent du christianisme. Tertullien allait jusqu’à donner les mithraïstes en exemple aux chrétiens. Lorsque l’empereur Aurélien chercha à réunifier la conscience religieuse de l’Empire autour du culte du Sol inuictus, il s’en fallut de peu que le mithraïsme ne devint la religion officielle. Renan dira à ce propos : « Si le christianisme eût été arrêté dans sa croissance par quelque maladie mortelle, le monde eût été mithriaste. »

A la fin du IVe siècle, dans la continuité du concile de Nicée qui proclama la divinité de Jésus Christ, l’Eglise dominante institua la fête de la Nativité du Sauveur le 25 décembre pour effacer celle de Mithra : « Dans les ténèbres se lève la lumière. » (Ps. CXII, 4.) Jésus devait donc naître dans une grotte, au cœur de la nuit. A l’image de Mithra, il vainquait l’obscurité et portait la lumière qui renouvelle la vie. Le Christ apparut comme « la lumière des nations » (Is. XLIX, 6).

Les évangiles de l’enfance commencèrent à être rédigés, aussi merveilleux les uns que les autres. « Et Joseph dit à Marie de descendre de sa monture et d’entrer dans une caverne souterraine où la lumière n’avait jamais pénétré et où il n’y avait jamais eu de jour, car les ténèbres y avaient constamment demeuré. A L’entrée de Marie, toute la caverne resplendit d’une splendeur aussi éclatante que si le soleil y était. » (Evangile de la Nativité I, 13.) Les textes apocryphes recevaient l’assentiment de l’Eglise en quête d’une légende vraie : « Deux jours après la naissance du Seigneur, Marie quitta la grotte, entra dans une étable et déposa l’enfant dans une crèche, et le bœuf et l’âne, fléchissant les genoux, adorèrent celui-ci. » (Ps-Matthieu 14.)

Si l’on en croit l’Evangile de Matthieu, Jésus vit le jour sous le règne du roi de Judée Hérode le Grand (Mt. II, 1), qui mourut en l’an 4 av. J.-C. Selon l’Evangile de Luc, Jésus naquit peu de temps après l’édit de recensement de César Auguste, sous le gouvernorat de Quirinius (Luc II, 2). L’épigraphie atteste bien un recensement en l’an 8 av. J.-C., sous le règne d’Hérode le Grand, mais Quirinius n’était pas encore gouverneur de Syrie. Il y eut effectivement un recensement sous Quirinius, mais en l’an 6 ap. J.-C. Il semble que Luc ait fait une confusion et que Jésus naquît en l’an 8 ou 7 av. J.-C., au plus tard en l’an 5 av. J.-C. (voir Jn. VIII, 57) ; probablement au printemps, lorsque les bergers vivent aux champs (Luc II, 8) ; peut-être au moment de la Pâque, quand les pèlerins emplissent les auberges (Luc II, 7).


Parmi les nouveaux développements réalisés depuis la dernière pleine lune :

LECTURES CRITIQUES
La rubrique s’est enrichie de la lecture de deux nouveaux chapitres du Roman pseudo-clémentin.

Extraits :

Clément contre Appion

L’argumentation de Clément contre les poètes grecs et leurs œuvres mythiques est empruntée à Platon qui écrit que de tous les contes que les mères et les bonnes racontent aux enfants, la plupart sont à rejeter. Ce ne sont pas les moindres, puisqu’il s’agit notamment des poèmes d’Hésiode et d’Homère, « car ce sont eux, sans doute, qui ayant mis en œuvre pour les hommes ces contes mensongers, les leur ont débités et continuent de leur débiter ! » (La Rép. II 377, d). Le jugement de Clément est apparenté : « Quand, par le discours, on donne une fausse image, relativement aux Dieux et aux Héros, de ce que réellement ils sont ; à la façon d’un peintre qui fait des peintures sans ressemblance aucune avec les modèles dont il se sera proposé de donner l’image. » (Ibid. 377, e.)
L’argumentation contre les dieux olympiens peut être retournée à Clément à propos du Dieu biblique, dont la cruauté, si elle n’est pas aussi barbare n’en est pas moins extrême. Ni crime, ni tyrannie, ni conquête, ni génocide, ni inquisition qui ne trouve son modèle dans la vieille Bible ! Le despotisme cruel de Moïse peut inspirer tout dictateur pieux. Bien sûr, Clément se défend en invoquant la théorie des fausses péricopes. Mais son choix de garder la doctrine secrète ne le place-t-il pas face à sa propre accusation ? Ne se fait-il pas complice de la malice qui a introduit des textes faux ? Ne contribue-t-il pas à cacher « des faits vénérables sous des récits honteux » ? Le regard tourné vers le Dieu des Ecritures et la cruauté de Moïse, les hommes ne cherchent-ils pas à commettre d’identiques ignominies ?

L’éloge de l’adultère et le discours contraire

L’Iliade et l’Odyssée d’Homère sont aux Grecs ce que la Bible est aux Juifs. Ce sont des textes à partir desquels les enfants apprennent à lire, qu’ils connaissent par cœur et qui forment leur culture politique et religieuse. Lorsque Socrate s’attaque à la vision mythique du divin, il encourt la peine de mort parce qu’il déstabilise la société, les hiérarchies structurantes et les pouvoirs. Lorsque Jésus donne une interprétation originale des livres de Moïse, il encourt la même peine parce qu’il représente un semblable danger pour la société dans laquelle il évolue.
Clément, qui connaît les poètes grecs, trouve matière à défaire l’argumentation d’Appion dans les mythes eux-mêmes. Mais il s’appuie sur des Ecritures aux caractères tout aussi archaïques ; si bien qu’il ne peut s’opposer aux attaques qui visent ses propres convictions qu’en lâchant sur l’authenticité des textes de référence. La controverse oppose la thèse d’Appion à celle de Clément. Pour le premier, il est dans la nature de l’homme de vivre l’amour librement et les lois qui punissent l’adultère ne sont que des conventions humaines qui se fondent sur le sentiment de jalousie et le désir de l’homme de posséder sa femme. Pour le second, les lois de la nature disent la volonté du créateur clairement manifestée par les lois mosaïques : Dieu a créé le couple en vue de la génération et de l’héritage pour assurer une longue vie aux fidèles. L’adultère est un acte subversif qui vient contrarier l’organisation sociale, telle que le créateur l’a voulue.


LE CHEMIN DE DAMAS

Voir les quatre nouveaux sous-chapitres de « La loi universelle de la conscience ».

Extraits :

8 La légalité n'est pas justice

La principale mission de persécution qui ait été donnée à Paul l'amena à Damas, à la poursuite de « ceux qui sont sortis du pays de Juda et se sont exilés au pays de Damas » (Damas. VI, 5) ; « Ceux qui sont entrés dans la Nouvelle Alliance au pays de Damas. » (Ibid. 19). Chassé de sa terre « comme l'oiseau de son nid » (Hy. IV, 8-9), exilé à Damas, le Maître de Justice eut d'abord à se garder du roi : « Et tu as mis [mon âme, pour le juge]ment, au milieu des lions destinés aux fils de la faute, des lions qui brisent les os des forts et qui boivent le sa[ng] des vaillants. Et tu m'as placé dans un lieu d'exil parmi des pêcheurs nombreux qui étendent un filet [Damas IV, 15] sur la face des eaux (les commandements) et (parmi) les chasseurs (mandés par Yhwh) contre les fils de perversité (les Judéens). Et là, pour le jugement, tu m'as fondé, et tu as fortifié dans mon cœur le secret de vérité ; et c'est d'ici qu'(est venue) l'Alliance vers ceux qui la cherchent. » (Hy. V, 6-9).
L'on est autorisé à penser que le zèle persécuteur de Paul prit les Esséniens pour cible, accessoirement les Nazaréens disciples de Jésus qui leur demeuraient encore très proches, mais dont rien ne dit aussi clairement qu'ils étaient exilés à Damas. Peu de chose semble en effet séparer les deux communautés avant que ne soit exécuté le Maître de Justice et que Jésus ne gagne de nouveaux partisans (Mt. XVI, 23 ; XX, 21).
Aux persécutions s'est probablement ajouté le schisme : « Et moi, je fus en butte aux of[fenses de] mes [ad]versaires, un objet de querelle et de dispute pour mes compagnons, un objet de jalousie et de colère pour ceux qui étaient entrés dans mon Alliance, un objet de murmure et de critique pour tous ceux que j'avais rassemblés. Et [tous ceux qui man]geaient mon pain, contre moi ils ont levé le talon. » (Hy. V, 22-24). Le lecteur assidu des courriers de l'apôtre et des Hymnes du Juste, reste frappé par le lien qui les tresse, les noue, les sépare, par les ambiguïtés, les reprises, les contradictions, les oppositions. Une dialectique se dévoile en deux écrits qui s'embrassent, se répondent, se disputent et souffrent l'un de l'autre.
La rupture paulinienne avec le courant essénien est établie : « Tous ceux qui sont entrés dans le Conseil de sainteté, ceux qui marchent dans la perfection de voie selon ce qu'il a prescrit, tout homme d'entre eux qui transgressera un point quelconque de la loi de Moïse, délibérément ou par relâchement, on le chassera du Conseil de la Communauté, et il ne reviendra plus ; et nul d'entre les hommes de sainteté ne se mêlera à ses biens ni en son conseil en aucune chose. » (Règle VIII, 21-23) (Mt. V, 19).
Les deux Messies attendus revêtent, pour l'un, la personnalité divine, pour l'autre, la personnalité humaine : « Car le Seigneur suscitera quelqu'un de Lévi, en tant que grand prêtre, et de Juda, en tant que roi, Dieu et homme. C'est lui qui sauvera toutes les nations et la race d'Israël. » (Test. Sim. VII, 2) Dans cette perspective, Jésus Christ, reconnu comme « le roi des Juifs » (voir Mt. XXVII, 37), ne peut figurer que la part de l'homme. L'on ne voit pas à qui aurait été dévolue la part de Dieu, sinon au Maître de Justice (Jean le Baptiste). Il est fort intéressant de considérer sous cet angle l'antagonisme entre Jean le Baptiste (le Juste) (Mt. XXI, 26) et Jésus le Nazaréen, en rappelant que Jean était connu comme descendant d'Aaron. Son père, Zacharie, est présenté comme prêtre de la classe sacerdotale d’Abia (ou Abiyya), l’une des vingt-quatre classes établies au temps de David. Sa mère, Elisabeth, est considérée comme issue de la grande famille sacerdotale d’Aaron, dont elle porte le nom de la femme (« Elichéba ») (Lc. I, 5) (voir Damas B I, 11). L'on attribuait parallèlement à Jésus une ascendance davidique (Lc. III, 31).
Etabli comme l'unique Messie après l'exécution de Jean, Jésus réunit les deux personnalités (les deux parts) et devint à la fois « Dieu et Homme » (Test. Sim. VII, 2) (Rm. IX, 5) : “Si la prêtrise lévitique, sur laquelle, repose la loi donnée au peuple, avait atteint la perfection, quel besoin que se lève encore un autre prêtre à la manière de Melkisédeq (Jésus) et non dès lors à la manière d’Aaron (Jean ou le Maître de Justice) ? » (Hé. VII, 11).


9 La loi de l'esprit libère de la loi du péché

Nous devons noter l'alignement clair des trois concepts de « loi » : 1) La loi de l'esprit (que le Christ révèle en la conscience libre du converti) ; 2) La loi du péché (qui appartient au règne terrestre de l'incarnation) ; 3) La Torah ou loi positive (qui ne se départit pas de la loi du péché). Pour les Hébreux, il n'est évidemment d'autre loi que la seule Torah, à la fois loi de la création (loi naturelle) et loi sociale (conforme à la volonté de divine).
Dans la pensée de Paul, la loi de Moïse participe au mode d’être terrestre. Elle ne peut prétendre élever l’homme vers un devenir céleste. Elle revêt l'habit d'une hypocrite sagesse (1 Co. I, 20 ; III, 19) qui satisfait l'esprit du monde (1 Co. II, 12). Cette qualité mondaine la rend inefficace lorsqu'il s'agit d'arracher l'homme à son incarnation (Rm. V, 12). Loin de vaincre la mort, la Torah la sert (2 Co. III, 7). Elle croit la maîtriser par les peines capitales qu'elle ordonne à l'encontre de ceux dont la liberté signe le blasphème. La loi de l'esprit revêt de tout autres qualités. Elle conduit l'homme au détachement de « ce mauvais âge présent » (Ga. I, 4). Elle lui donne en partage la puissance de vie éternelle (Rm. VIII, 2). Ruinant les valeurs du monde qui trouvent leur principe dans la volonté égarée de survivre (Rm. VI, 12), la loi de l'esprit libère le converti de son exil terrestre. Le Seigneur le rachète de l'esclavage de l'incarnation.


10 Les tribunaux sont incompétents

Dans la société paulinienne, les frères établissent des relations d'amour les uns envers les autres. Ils ne peuvent entretenir des relations légales contraires à l'idéal de la justice spirituelle que Jésus Christ révèle en dehors de la Torah et, a fortiori, en dehors de toute loi. La fin de la loi n'est envisageable que parce qu'elle coïncide avec le commencement de l'amour et de la paix, qui marquent la fin des temps. Ainsi, les membres de la communauté ne doivent-ils pas s'engager dans des procès, pire encore, dans des procédures qui mettent deux adhérents en conflit. Le juridisme qui perdure, témoigne d'une incompréhension de l'annonce paulinienne et d'un attachement tenace à l'esprit des lois. Pourtant, le choc révélateur de l'exécution de Jésus Christ, doublement jugé par les Judéens et les Romains, en une connivence légale et bien comprise, a désacralisé la Torah et invalidé à jamais la loi de l'Empire.
Les plaideurs ruinent l'annonce de l'évangile. Comment prêter foi à la parole de Dieu qui abroge la loi, quand les adhérents eux-mêmes (l'on n'ose dire les convertis) étalent devant le monde un comportement si contraire à l'idée que Paul attend qu'ils propagent ? L'apôtre donne alors un meilleur conseil : ne réclamez point ce que vous croyez encore comme votre dû (1 Co. VI, 7) (Mt. V, 40). Même l'arbitrage d'un sage est un regain de loi. Nous retrouvons également dans le Livre des secrets d'Hénoch : « Perdez votre or et votre argent pour votre frère, pour que vous receviez un trésor non selon la chair au jour du Jugement. » (2 Hén. L, 4). Les Memoria de Matthieu ajoutent : « Seigneur, combien de fois mon frère va-t-il pécher contre moi, et moi lui remettre ? Jusqu'à sept fois ? Jésus lui dit : Je ne te dis pas jusqu'à sept fois mais jusque soixante-dix fois sept. » (Mt. XVIII, 22).


11 Nul ne juge l'homme habité de l'esprit

L'on sait que pour les Esséniens, les mystères abritent la raison cachée de l'affrontement des esprits de lumière et de ténèbres, pour un temps fixé par Dieu : « Une ardeur combative (les oppose l'un à l'autre) au sujet de toutes leurs ordonnances ; car ils ne marchent pas de concert ! Mais Dieu, en ses mystères d'intelligence et en sa glorieuse sagesse, a mis un terme pour l'existence de la perversité ; et, au moment de la visite, il l'exterminera à jamais. » (Règle IV, 17-19). De même, Paul affirme qu'au moment attendu, « le Seigneur éclairera les secrets des ténèbres » (1 Co. IV, 5).
Nous pouvons comparer l'idée exprimée par l'apôtre avec l'enseignement suivant contenu dans le Testament des douze patriarches :
« Deux esprits s'occupent de l'homme, celui de la vérité et celui de l'égarement. Au milieu est celui de la conscience intelligente qui lui permet de pencher où il veut. Les œuvres de la vérité et celles de l'égarement sont inscrites sur la poitrine de l'homme, et le Seigneur connaît chacune d'elles. Il n'est pas d'instant où puissent être cachées les œuvres des hommes, car c'est dans sa poitrine même qu'elles ont été gravées devant le Seigneur. » (Test. Jud. XX, 1-4).
La lumière et les ténèbres correspondent à chacun des deux esprits que Dieu répartit, dès le commencement, entre les fils de l'homme : « Dans une fontaine de lumière est l'origine de la vérité, et d'une source de ténèbres est l'origine de la perversion. Dans la main du Prince des lumières est l'empire sur tous les fils de justice (...) et dans la main de l'Ange des ténèbres est tout l'empire des fils de perversion. » (Règle III, 19-20). Le Testament de Lévi définit les ténèbres par leur opposition à la Torah : « C'est à vous de choisir la lumière ou les ténèbres, la loi du Seigneur ou les œuvres de Béliar. » (Test. Lévi XIX, 1). Plus précisément, le Testament de Nephtali caractérise la dualité (relative) entre « la loi du Seigneur » et « la loi de Béliar », pour affirmer que les deux lois trouvent en Dieu seul leur unique principe, selon les mystères de la création (Test. Neph. II, 6).
Paul ne tient pas le même discours qu’Apollos, le disciple de Jean le Baptiste. Les mystères du Seigneur ne se perçoivent ni dans le retour d'Israël vers la véritable Torah, ni dans le pardon de Dieu pour le repentir du temps d’égarement. Ils se dévoilent pour la première fois en l'évangile de liberté (Rm. XVI, 25). La perspective dualiste se trouve radicalement modifiée. Les mystères ne sont plus dans l'insondable raison de Dieu, qui met aux prises deux esprits opposés. Ils se cachent dans l'incarnation de l'homme et l'esclavage de la création. La dualité change d'étage. La loi universelle de la conscience et la conversion des nations (Rm. XI, 25), déroulent le plan d'un rachat de Dieu pour un retour d'exil vers la création céleste. Paul interprète la prophétie : « Alors [les fils de jus]tice éclaireront toutes les extrémités du monde, de façon progressive, jusqu'à ce que soient consommés tous les moments des ténèbres. » (Guerre I, 8).


La « Consolation » de Pierre, de Belgique, est à découvrir.

Merci à ceux d’entre vous qui, bien plus qu’ils ne l’ont lu, ont pris « Le Manifeste » en main pour le divulguer. Il constitue un élément majeur pour étayer nos idées et faire connaître l’actualité de la pensée cathare.

Bien cordialement,
Yves Maris.


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Yves Maris, philosophe cathare
Yves MARIS
8 mai 1950 - 29 juillet 2009
Biographie


RESURGENCE CATHARE


Le Manifeste
Ouvrage présenté et recommandé
aux auditeurs de France Culture
par Michel Cazenave, producteur de
l'émission «Les Vivants et les Dieux»

Ouvrage sélectionné par la bibliothèque
de l'Université de Navarre (Espagne)
LE MANIFESTE CATHARE - Publications de Yves Maris



THESE DE DOCTORAT


En quête de Paul
L’affrontement de deux conceptions opposées
du monde au moment de l’émergence de
l’idée chrétienne fondatrice de la culture
et de la pensée occidentale, tel est l’objet
de cette quête

En Quête de Paul - Thèse de doctorat de Yves Maris





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