Lettre de Roquefixade


Lettre n°12, le 24 novembre 2007

Chers amis,

Je vous propose deux rendez-vous pour les jours à venir : le premier à la fête du livre organisée par la communauté de communes du Pays de Foix le dimanche 2 décembre (14 h à 18 h, Forges de Pyrène, Montgailhard – Ariège) où je présenterai « La résurgence cathare – Le Manifeste » (Editions Le Mercure dauphinois) ; le deuxième est la rencontre solsticiale du samedi 22 décembre (14 h 30 pour la promenade, 16 h 30 pour la conversation philosophique entre nous, au coin du feu, La bastida dels catars, Roquefixade – Ariège).

Parmi les nouveaux développements réalisés depuis la dernière pleine lune :


CONFERENCES ET DEBATS

Suite du compte-rendu mot à mot de la IIIe Dispute de Roquefixade. Il s’agit des questions de l’auditoire et des réponses apportées par chaque débatteur. Ceux qui n’étaient pas présents lors de cet événement « historique » verront l’importance des relations que les cathares parviennent à nouer avec les Eglises instituées et comprendront la légitimité qu’elles donnent en retour.

Extraits :

L’évêque – On exagère en disant que la Bible est « la parole de Dieu ». C’est la parole de Dieu et la parole des hommes. La Bible a été écrite par des hommes. La Bible n’est pas tombée du ciel…

Le pasteur – Il y a un canon de l’Ecriture… C’est Dieu qui me parle de manière particulière. L’Esprit Saint a inspiré ceux qui ont retenu un certain nombre de livres, pas les autres... Dieu ne peut pas nous parler aussi à travers les autres écrits…

Le cathare – Après la désespérance de la croix, plusieurs groupes essaient de créer une nouvelle espérance. L’on a un axe judéo-chrétien, avec une théologie de la rédemption, de la mort et de la résurrection, et un axe gnostique qui cherche une autre théologie, celle de la sagesse et du modèle que Jésus est venu enseigner… En tant que chrétien cathare, je ne suis pas étonné de la souffrance du monde… Je suis étonné de l’attachement qu’ont les hommes à un principe créateur qu’ils pensent bon. Ils ont une sorte d’attachement affectif avec ce Principe, un peu comme l’esclave qui a un attachement vis-à-vis du maître, parce qu’il attend tout du maître ; il en attend sa pitance, le maître tient sa vie entre ses mains… C’est un peu ce que l’on a appelé le syndrome de Stockholm : l’otage qui est aux mains du terroriste et qui finit par l’aimer ; il finit par entretenir une relation de prière avec lui… Cette vision inversée du monde qui caractérise la pensée cathare, le christianisme cathare.

Le pasteur – Il y a un mot qui m’a un peu choqué tout à l’heure, quand vous disiez « la désespérance de la croix ». Je parlerais plutôt de l’espérance de la résurrection, en disant… Mais c’est facile de dire : bon vous souffrez, ce n’est pas trop grave, puisque vous allez ressusciter… Je tâtonnerais et je me ferais aider par la prière.

L’évêque – Que nous soyons croyants d’une religion ou d’une autre, que nous soyons athées, que nous soyons marqués par une philosophie ou une idéologie, ce qui demeurera toujours premier, c’est l’homme. Et le christianisme ose dire que Dieu s’est fait homme.

Le cathare – On a une mauvaise idée de ce que furent les cathares au Moyen Age. Quand on étudie l’histoire du christianisme, l’on voit bien que les fondements de cette pensée sont chez l’apôtre Paul. Je ne suis pas le seul à le dire, puisque tout le courant gnostique à partir de Valentin s’est recommandé de l’apôtre Paul, que Marcion s’est recommandé de l’apôtre Paul, et que Manès lui-même, le grand fondateur du manichéisme, s’est aussi recommandé de l’apôtre Paul. Mais, ces cathares du Moyen Age, nous sont mal montrés… Le christianisme cathare est à redéployer, à réinventer… Dans le bouquet de pensées chrétiennes qui s’est déployé, l’on a choisi, par la force de l’histoire, une théologie unique, est-ce qu’il n’y avait pas, dans ce bouquet d’interprétations, quelque chose qui pourrait germer à nouveau ?

L’évêque – Les amis de Roquefixade nous aident à vivre cette conversation, si importante pour être sur le chemin de la vérité et pour que les consciences aient un écho personnel à ce qu’elles entendent.

Le cathare – Nous n’avons pas épuisé tout le sens de la pensée chrétienne, mais le questionnement demeure et il demeurera toujours. Ce questionnement nous a reliés, nous a rassemblés. Je suis très heureux, très honoré d’être à la même table que l’évêque de Pamiers et le Pasteur du Mas d’Azil. Je regrette de les avoir un peu secoués. Ils le méritaient quand même…

L’évêque – Il ne le regrette pas !...N’étant pas responsable de mes enfants, je suis responsable des ancêtres !

Le cathare – Il est évident que l’évêque de Pamiers a beaucoup plus de temps de parole que le cathare de Roquefixade. Aujourd’hui, les choses ont été égalisées. Et, d’une certaine façon, je pourrais presque dire que l’évêque de Pamiers du XXIe siècle relégitime la pensée cathare qui avait été tellement honnie au XIIIe siècle.



LECTURES CRITIQUES

La rubrique s’est enrichie de la lecture des trois premiers chapitres du Roman pseudo-clémentin.
Extraits :

La doctrine du vrai Prophète

Les premiers disciples de Jésus ont jugé qu’ils étaient en présence du « Prophète de vérité ». Mais, aujourd’hui, nous ne recevons son enseignement qu’à travers une longue chaîne de médiation, ce n’est plus seulement au Prophète qu’il nous est demandé d’accorder notre confiance, mais à cette filiation traditionnelle dont nul ne peut dire ni si elle se raccroche effectivement à Jésus, ni si elle est réellement ininterrompue, ni si elle porte la bonne interprétation de l’enseignement initial. Bien loin de fournir la preuve de l’authenticité, la chaîne de filiation, par la difficulté que nous avons à l’appréhender, laisse douter de la vérité du message tel qu’il nous parvient.


La justice et l’immortalité de l’âme

En niant l’immortalité de l’âme et la tenue d’un jugement dernier, les contradicteurs ôtent à la thèse de Pierre l’hypothèse sans laquelle la justice de Dieu ne peut être démontrée. Le concept de justice de Dieu ne vaut que par la tenue des assises de la fin des temps. Pas de justice sans tribunal ! Pierre dénonce la thèse de Simon. Simon dit : Dieu est bon. Or, le monde est mauvais. Donc, le monde n’est pas la création de Dieu. La thèse de Pierre s’énonce différemment : Dieu est juste. Or, l’injustice règne dans le monde. Donc, la justice sera rétablie à la fin des temps. L’opposition des deux thèses tient à la question de la création : Dieu a-t-il ou non crée le monde ? Si Dieu a créé le monde, il faut trouver une explication à l’injustice et postuler l’immortalité de l’âme, afin que justice soit finalement rendue. En sorte que les deux notions, Dieu créateur et immortalité de l’âme, sont liées. Si le Dieu bon n’a pas créé le monde, l’injustice, qui est dans la nature du monde, a pour maître un autre que Dieu. En ce cas, il n’y a pas lieu de postuler l’immortalité de l’âme, puisque cet autre que Dieu est fondamentalement injuste.


La doctrine des fausses péricopes

Le dilemme qui se pose à Pierre est le suivant : s’il dénonce les interpolations, il heurte les juifs qui vénèrent l’ensemble des Ecritures, et il éveille la méfiance des païens quant à leur authenticité : « Or, nous ne voulons pas dire en public que ces péricopes ont été ajoutées à nos Livres, car en effrayant les foules ignorantes, nous ferions ce que veut Simon le mauvais lui-même. » (Ibid. 39, 2.) Face à la difficulté, Pierre enseigne que s’il faut affirmer publiquement l’authenticité de l’ensemble des Ecriture, il faut aussi réserver l’explication des interpolations à quelques-uns par un enseignement ésotérique.


Adam, Prophète de vérité

Comment ne pas croire qu’Adam, créature formée par les mains de Dieu, avait la pleine possession de « l’Esprit saint du Christ » (Ibid. 20, 1) alors qu’on l'octroie à Jésus, né de la chair ? « Ne commet-on pas la pire impiété en l’accordant à un autre [Jésus], né d’une goutte de souillure ? » (Ibid. 20, 1.) Cette inconséquence doit être levée : « La piété la plus haute est de refuser cette possession à un autre, et de l’attribuer à celui-là seul qui, depuis le commencement de l’âge présent, revêt des formes différentes en changeant aussi de noms et traverse ainsi cet âge jusqu’à ce que, parvenu aux temps qui sont les siens, après avoir été oint par la miséricorde de Dieu en raison de ses peines, il possède pour toujours le repos. » (Ibid. 20, 2.) Le Prophète de vérité domine sur toute la création depuis qu’il a reçu le souffle de Dieu.


Les deux prophéties, féminine et masculine

La deuxième Homélie qui développe la doctrine des syzygies, expose : « Le monde présent est femelle et enfante les âmes comme une mère ses enfants ; le siècle à venir est mâle, comme un père qui accueille ses enfants. » (Hom III, 15, 3.) Cette affirmation gratuite, attribuée à Pierre, peut être rapprochée du logion 114 de l’Evangile de Thomas : « Simon Pierre leur dit : Que Marie [de Magdala] nous quitte, car les femmes ne sont pas dignes de la Vie. Jésus dit : Voici que moi je l’attirerai pour la rendre mâle, de façon à ce qu’elle aussi devienne un esprit vivant semblable à vous, mâles. Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le Royaume des cieux. » Tandis que Pierre construit la syzygie en plaçant l’élément faible, la femme, avant l’élément fort, l’homme, Thomas (qui donne la parole à Jésus) bouscule une telle doctrine en disant que la femme entrera aussi dans le Royaume, à condition qu’elle érige sa faiblesse en force et qu’elle mette sa confiance en la vraie prophétie (la prophétie mâle).


Pierre affronte Simon en public

Pierre expose la théorie créationniste et anthropocentrique qui perdure encore dans l’enseignement de l’Eglise classique. Dieu a créé la terre à l’intention de l’homme et a donné à celui-ci la maîtrise des êtres qui la peuplent. Dès le commencement l’homme établit légalement une relation de domination sur les plantes et les animaux. Le résultat de deux mille ans de cette histoire sainte est connu. L’état de la planète serait infiniment meilleur si Dieu avait demandé à sa créature de respecter la vie du règne végétal et du règne animal. Simon atteste la méchanceté de ce Dieu doublée d’un manque de prescience.
La tradition pétrinienne, qui soutient fortement la théorie de la succession apostolique pour fonder la vérité évangélique de Matthieu et la légitimité des évêques de Rome, refuse de reconnaître la succession rabbinique qui fonde l’authenticité de la Torah au regard des sages d’Israël. Pierre dit que la loi fut mise par écrit après l’assomption de Moïse et perdue, une première fois, pendant quelque cinq cents ans ; d’où il tire argument pour en nier l’authenticité. La tradition rabbinique veut, au contraire, que la Torah se soit transmise oralement de façon ininterrompue depuis la communication de Moïse avec Dieu. Le Pirqué Avot montre la continuité de la tradition : « Moïse reçut la Torah au Sinaï et la transmit à Josué, Josué aux anciens, ceux-ci aux prophètes, ceux-ci aux hommes de la Grande Synagogue. » (I, 1.)
Pierre ne peut accepter la transmission ininterrompue de la Torah s’il veut l’expurger des passages en contradiction avec la bonté de Dieu, le Père de Jésus. Il doit pouvoir soutenir que le texte a été altéré. C’est ainsi qu’il sauve le Dieu créateur et l’annonce du Prophète tout en dénaturant le texte fondateur.



LE CHEMIN DE DAMAS

Voir les quatre sous-chapitres de « La loi universelle de la conscience » :

Extraits :

4 - Controverse sur l'héritage d'Abraham

Il nous semble suffisamment clair que l'apôtre voit dans l'avènement du Christ l'accomplissement de « prophéties » qui n'ont cependant été proclamées qu'à la gloire du Maître de justice. Rien ne nous interdit de penser que dans l'idée de Paul, comme dans celle des Nazaréens, les deux personnages ne font plus qu'un au sein du même mythe. L'idée de « prophète unique » laisse déjà penser à une interpolation nazaréenne du texte. Certains critiques ont voulu voir des interpolations chrétiennes nombreuses dans le Testament des douze patriarches, afin de donner une explication du texte qui ne remette pas en cause la doctrine fondamentale du christianisme. Les écrits de la bibliothèque de Qoumrân nous laissent découvrir le terreau religieux et culturel sur lequel surgit la vision du Christ. Les fragments découverts, publiés en leur intégralité, nous donneraient peut-être la preuve formelle que la mythologie chrétienne s'est formée sur l'espérance essénienne.


5 - La loi de l'esprit est déjà acquise

Reportons-nous au Testament de Benjamin. La prophétie du patriarche annonce que la dynastie benjaminite ne régnera plus, après que le roi Saül sera détrôné par le roi David et que celui-ci instaurera la nouvelle dynastie judéenne. Elle prévoit que le Temple appartiendra cependant au lot de Benjamin (voir Jos. XVIII, 28), jusqu'à ce que la glorieuse Maison de Yhwh reçoive le rassemblement des douze tribus d'Israël et les nations converties à la fin des temps. C'est à ce moment là précisément que « le Seigneur [enverra] son salut par la visite d'un prophète unique » (Test. Ben. VIII, 2). Il apparaît suffisamment clair que ce personnage attendu revêt, pour les uns, la figure du Maître de justice revenu dans toute sa gloire, pour les autres, celle de Jésus Christ. Il est « le Maître unique » (Damas B II, 1 et 14). La prophétie se poursuit ainsi : « Il entrera dans le premier Temple, là le Seigneur sera insulté et il sera élevé sur le bois. Le rideau du Temple sera déchiré [Test. Lévi X, 3] et l'esprit de Dieu descendra sur les nations, comme un feu qui se répand. Et montant du Cheol, il passera de la terre au ciel [Rm. X, 6-7]. Je sais quelle sera son humilité sur la terre et sa gloire dans le ciel. » (Ibid. IX, 3-5).
Nous devons noter que l'élévation « sur le bois » du Maître de justice laisse penser qu'au terme de la persécution qui le poursuivit, il fut exécuté et pendu au bois (crucifié). L'on trouve dans le Commentaire de Nahum : « Car c'est bien de celui qui est suspendu vivant sur [le] bois que parle l'Ecriture. » (Com. Nahum II, 8) (Fort probablement la « prophétie » est déterminée par le supplice que connût le Maître de justice). Le dévoilement des mystères du Temple que figure le déchirement du rideau semble faire retour à la profanation du Temple par les troupes romaines de Pompée (voir Ps. Sal. II, 2). L’oracle sera repris, pour son accomplissement, en Mt. XXVII, 51.


6 - La Règle de l'enseignement

Depuis la faute d'Adam, l’homme se trouve revêtu d’une « peau » terrestre. « La loi du péché », principe vivant de la nature, le tient en esclavage (Rm. VI. 19 ; VII, 17, 23). Les Hébreux ont aggravé cet état d'asservissement en pliant le col sous le joug de la Torah (1 Co. VII, 21 -tr. Chouraqui-) (Ga. IV, 7) (Php. II, 7). Pire encore, la loi de Moïse apparaît à l’apôtre comme un instrument de mort (1 Co. XV, 56). Elle rajoute à la convoitise naturelle et à la disposition de l'homme à fomenter le péché (Rm. VII, 5, 8). L'esclave obéit à une loi qui ne lui appartient pas, une loi extérieure à lui-même (Rm. VI, 16) (Ga. I, 10). Le Psychique ignore sa soumission à la loi de l'incarnation. Il n'a pas l'intelligence qui la lui ferait connaître (1 Co. II, 14). Il se complaît en son propre égarement et en la perversion sociale. De même, le Zélateur de la loi, tel un homme de somme, n'a point de regard pour un destin sans joug. La liberté est enfouie dans les ténèbres de son inconscience. Il est prisonnier du mur invisible de l'idéologie des lois. Il n'appartient pourtant qu'à lui (à Dieu en lui) de franchir le pas. L'enseignement de la Torah aggrave l'ignorance de l'homme. Elle lui donne l'illusion de connaître la réalité et la volonté de Dieu (Rm. II, 17-20). La sombre lumière d'une loi qu'il croit divine (2 Co. III, 13) le fascine et l'attache au principe souverain du monde, par l'intermédiaire d'un « médiateur » (Ga. III, 19) (Test. Moïse I, 14, III, 12), ou d'un « législateur » (Damas VI, 9). Celui-ci s'impose plus qu'il ne s'interpose.
Par contraste, l'obéissance à la loi du Christ se définit comme une relation vraie à l'esprit en soi ou à Dieu, puisque l'esprit est un (Rm. VIII, 16). L'homme devient véritablement libre « en dehors de la loi » (Rm. III, 21). En sa maturité, il accède à la spiritualité (1 Co. III, 1-2). Cette liberté retrouvée annule l'état d'âme de l'être incarné (Rm. VI, 22). Elle fait retour à la création primordiale, celle de l'homme avant la chute. Elle a valeur de « création nouvelle » (2 Co. V, 17) (Ga. VI, 15). Ce qui signifie que l'ancienne s'annule. Le Christ n'est pas seulement « la fin de la loi » (Rm. X, 4), il est aussi la fin de la création (1 Co. XV, 45).


7 - L'esprit de vérité

Il n'est pas dans notre intention de chercher à discerner qui l’on désigne sous les traits du « prophète de mensonge ». Notons cependant que l’auteur des Hymnes reproche à « ceux qui ont fait défection de l'Alliance » (Hy. IV, 19) d'avoir changé l'eau de la loi en vin de l'ivresse (Ibid. 11-12) (voir Mt. XI, 18-19). Ils ont quitté la Communauté en affirmant que la connaissance du Maître de Justice n'était point vraie, que la voie aplanie dans le désert n'était point la bonne (Hy. IV, 18). L'expression se trouve également au pluriel : « les prophètes de mensonge » (Ibid. 16). L'on sait d'eux qu'ils proclament « l'erreur » en grec (voir Ac. VI, 14) : « Dans une langue étrangère, ils parlent à ton peuple ». (Hy. IV, 16). Par ailleurs, les Memoria de Matthieu donnent les « faux prophète » pour des « loups rapaces » (Mt. VII, 15), selon l'expression de Gn. XLIX que l'on retrouve en Test. Ben. XI, 1.
Le flatteur s'accorde pour le moins un avantage conséquent : il connaît la loi de Moïse (en l'interprétation qu'il lui donne) (Mt. XXIII, 2). S’il y contrevient, il sait comment obtenir réparation et pardon, selon les rituels consacrés. Il est écrit : « Ils n'avaient pas foi en son alliance. Et lui, clément [et miséricordieux], pardonnait la faute, il n'exterminait pas, il retenait bien souvent sa colère et ne réveillait pas toute sa fureur. » (Ps. LXXVIII, 37-38). Le flatteur se fie en la miséricorde de Dieu, en « sa patience » et en sa « générosité » (Rm. II, 4). Il s'est donné une façon légale de pécher.



Les nuits courtes et le froid hivernal sont propices à l’écriture, à la lecture, à la méditation… Il n’empêche que je vous propose de surmonter la difficulté des textes en tissant des relations humaines ouvertes. Nous devons chercher à nous connecter entre nous, pour exister positivement en ce monde négatif, pour inventer conjointement une autre façon de vivre ou, simplement, pour savoir que, là-bas, il y a quelqu’un qui, aussi…

Le courant des cathares et des catharisants qui fréquentent la Bastida ne se tarit pas. Ce mois de novembre, j’ai eu le plaisir de recevoir, quelques jours, François, du Luxembourg, croyant cathare très engagé, venu relire sur les lieux de l’histoire son dernier script « Quand Dieu divorce du Diable ! »

Adressez-moi vos « consolations » ou vos simples interrogations, publions ensemble nos pensées personnelles, emplissons le site www.chemins-cathares.eu d’une foule d’âmes vivantes, sautons le pas qui change tout et vivons en liaison quelque chose de grand…


Bien cordialement,
Yves Maris

cathares, philosphie cathare, catharisme

Yves Maris, philosophe cathare
Yves MARIS
8 mai 1950 - 29 juillet 2009
Biographie


RESURGENCE CATHARE


Le Manifeste
Ouvrage présenté et recommandé
aux auditeurs de France Culture
par Michel Cazenave, producteur de
l'émission «Les Vivants et les Dieux»

Ouvrage sélectionné par la bibliothèque
de l'Université de Navarre (Espagne)
LE MANIFESTE CATHARE - Publications de Yves Maris



THESE DE DOCTORAT


En quête de Paul
L’affrontement de deux conceptions opposées
du monde au moment de l’émergence de
l’idée chrétienne fondatrice de la culture
et de la pensée occidentale, tel est l’objet
de cette quête

En Quête de Paul - Thèse de doctorat de Yves Maris





Cathares, catharisme, philosophie cathare