Lettre de Roquefixade


Lettre n°10, le 26 septembre 2007


Chers amis,

Certains d’entre vous m’ont directement commandé le livre, Résurgence cathare – Le Manifeste, avant même sa parution. Les éditions Le Mercure dauphinois en prennent livraison le 27 septembre. Je devrais recevoir quelques exemplaires autour du 1er octobre et vous les adresser aussitôt. Je vous remercie de votre intérêt et je vous engage à être, à votre tour, des porteurs de l’annonce cathare dans notre siècle.

La présentation du livre se trouve en page d’accueil du site. Le Manifeste compte 125 pages qui se divisent en 24 titres : Introduction – L’idée de Dieu – La vérité – La vieille Bible – Les Evangiles – Lecture critique des Evangiles – La rupture chrétienne – Paul de Tarse – Marcion de Sinope – Le monde n’est pas l’œuvre de Dieu – La société du Diable – Le dépassement des lois – La liberté de conscience – L’amour commun – L’esprit du Diable qui s’embrase – Deux volontés s’opposent – La lutte pour la perfection – Jésus, dissident crucifié – L’économie du Diable – La simplicité évangélique – La pratique publique – La conversion – La foi, l’espérance, l’amour – L’oraison silencieuse.

L’ouvrage est daté de la lune de sang 2007, ce qui justifie l’illustration de la première de couverture…

Je vous souhaite une bonne lecture.


Lectures clémentines

La première communauté chrétienne qui s’est recommandée de la filiation apostolique de Pierre, en relation avec Jacques, le frère de Jésus, s’est appuyée sur Clément, évêque de Rome à la fin du Ier siècle. Elle ne recevait que l’Evangile de Matthieu. Dans la seconde partie du IIème siècle, à partir d’une ancienne prédication de Pierre, elle a élaboré un roman chrétien édifiant, dont nous possédons deux versions : Les homélies et Les reconnaissances. Ces textes apocryphes sont précédés d’une Epître de Pierre à Jacques et d’une Epître de Clément à Jacques.

Nous relevons quelques extraits qui témoignent en quelle haine cette tradition romaine tenait l’apôtre Paul :

Nous savons qu’avant sa conversion, Paul (alors nommé Saül) se distinguait par son zèle pour la Loi (la Torah) : « Vous avez entendu comment je me conduisais jadis dans le judaïsme et avec quelle outrance je poursuivais la communauté de Dieu et la ravageais. » (Ga I, 13) Le « dévoilement de Jésus Christ », qui bouleversa sa vie, n’est pas recevable par les disciples de Pierre : « Notre ennemi [Paul] avait reçu une mission du grand prêtre Caïphe : il devait poursuivre tous ceux qui croyaient en Jésus et aller tout droit à Damas, muni de lettres de Caïphe, afin d’utiliser là-bas aussi le concours des incroyants pour anéantir les fidèles [autrefois lié aux intégristes juifs, Paul est maintenant lié aux païens] ; s’il devait se hâter vers Damas, c’était surtout parce que le grand prêtre croyait que Pierre s’y était réfugié. » (Rec Ps-Clément I, 71)

Ennemi en tant que juif intégriste, fidèle à la lettre de la Loi, l’apôtre l’est tout autant en tant que chrétien libéral, qui rejette la Loi : « Car certains parmi les nations ont rejeté la prédication conforme à la Loi qui était la mienne [il s’agit de la prédication de Pierre], pour adopter un enseignement contraire à la Loi, les sornettes de l’homme ennemi [l’apôtre Paul]. Et cela, de mon vivant : certains ont entrepris de travestir mes paroles par des interprétations artificieuses pour abolir la Loi, en prétendant que moi-même [Pierre], je pensais ainsi, même si je ne le proclamais pas ouvertement. Loin de moi pareille attitude ! » (Ep Pierre I, 3-4) Paul est ici désigné comme « l’homme ennemi », de même que dans la parabole de la bonne semence et de l’ivraie dans l’Evangile de Matthieu (Mt XIII, 24-30). Le corpus évangélique qui nous est proposé mélange les contraires…

Les homélies et Les reconnaissances font l’amalgame entre Simon (le mage), Paul et Marcion qui « se prétendent » investis par « une puissance très supérieure au Dieu qui a créé le monde », qui déclarent « que le dieu qui a créé le monde n’est pas le Dieu suprême », qui ne croient pas « que les morts doivent ressusciter ».


Parmi les développements du site, depuis la dernière pleine lune :

Sous la rubrique « Rencontres cathares », il faut lire la consolation de Joan de Poncernaut.

On peut également voir, sous la rubrique « Yves Maris » (Revue de Presse) : « Des visiteurs privilégiés à Roquefixade », à compléter par le message de D. E. Cordova (Conférences).

Sous le titre « Le chemin de Damas », quatre sous-chapitres de « L’esprit des profondeurs » ont été ajoutés : 10 – L’homme spirituel sanctuaire de Dieu ; 11 – L’esprit source de la connaissance ; 12 – La Nouvelle Alliance ; 13 – L’esprit du monde.

A noter que La bastida dels catars propose des retraites philosophiques (habituellement pour une personne). Voir « Chambres d’hôtes ».


Bien à vous,
Yves Maris

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Yves Maris, philosophe cathare
Yves MARIS
8 mai 1950 - 29 juillet 2009
Biographie


RESURGENCE CATHARE


Le Manifeste
Ouvrage présenté et recommandé
aux auditeurs de France Culture
par Michel Cazenave, producteur de
l'émission «Les Vivants et les Dieux»

Ouvrage sélectionné par la bibliothèque
de l'Université de Navarre (Espagne)
LE MANIFESTE CATHARE - Publications de Yves Maris



THESE DE DOCTORAT


En quête de Paul
L’affrontement de deux conceptions opposées
du monde au moment de l’émergence de
l’idée chrétienne fondatrice de la culture
et de la pensée occidentale, tel est l’objet
de cette quête

En Quête de Paul - Thèse de doctorat de Yves Maris





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