Lettre de Roquefixade


Lettre n° 4, le 02 avril 2007

Chers amis,

Les développements récents du site proposent :

Sous le titre « Rencontres de Roquefixade » apparaît un nouveau sous-titre : « Notre consolation » (voir Lettre de Roquefixade n°2) : Aude, de Strasbourg et Samuel, du Mans, Josie, de Laroque d’Olmes, Ruben, de Montauban, Eric, d'Aix-en-Provence, sont les premiers à se dévoiler, sans crainte de l’Inquisition. Ils tissent les premières mailles du réseau des croyants et sympathisants cathares.

Lecture platonicienne

Dans l’un des premiers dialogues de Platon intitulé « Ion », Socrate utilise une belle métaphore à propos du poète dont il dit qu’il est « chose légère, chose ailée, chose sainte ». Le poète, ajoute-t-il, « n’est pas encore capable de créer jusqu’à ce qu’il soit devenu l’homme qu’habite un Dieu, qu’il ait perdu la tête, que son propre esprit ne soit plus en lui ! ». Socrate forme sa comparaison sur la pierre magnétique (ainsi nommée par Euripide) pour donner du sens à la puissance divine qui met les hommes en mouvement : « Cette pierre en effet ne se borne pas à attirer simplement les anneaux quand ils sont en fer, mais encore elle fait passer dans ces anneaux une puissance qui les rend capables de produire ce même effet que produit la pierre et d’attirer d’autres anneaux ; si bien que parfois il se forme une file, tout à fait longue, d’anneaux suspendus les uns aux autres, alors que c’est de la pierre en question que dépend la puissance qui réside en tous ceux-ci. Or c’est ainsi également, que la Muse, par elle-même, fait qu’en certains hommes est la Divinité, et que, par l’intermédiaire de ces êtres en qui réside un Dieu, est suspendue à elle une file d’autres gens qu’habite alors la Divinité ! »
Pour reprendre la métaphore, la pierre est un vecteur ; elle transmet la puissance magnétique qu’elle était prédisposée à recevoir. Socrate explicite sa pensée : « La Divinité, leur ayant ravi l’esprit, emploie ces hommes à son service pour vaticiner et pour être des devins inspirés de Dieu ; afin que nous comprenions bien, nous qui les écoutons, que ce n’est pas eux qui disent ces choses dont la valeur est si grande, eux de qui l’esprit est absent, mais que c’est la Divinité elle-même qui parle, qui par leur entremise nous fait entendre sa voix ! » Il ajoute, dans « l’Apologie », au sujet des poètes : « Ce n’est pas en vertu d’une sagesse qu’ils composent ce qu’ils composent, mais en vertu de quelque instinct et lorsqu’ils sont possédés d’un Dieu, à la façon de ceux qui font des prophéties ou de ceux qui rendent des oracles ; car ce sont là des gens qui disent beaucoup de belles choses, mais qui n’ont aucune connaissance précise sur les choses qu’ils disent. »

Ajoutons, parmi les développements majeurs :

Sous le titre « Le chemin de Damas », inauguré début mars (voir Lettre de Roquefixade n° 3), cinq sous chapitres : 2 – La justification par la foi, 3 – La foi ne distingue pas, 4 – Universalité de la foi, 5 – La fidélité, 6 – La conviction de la puissance.

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Bien à vous,
Yves Maris
La bastida dels catars - 09300 Roquefixade
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Yves Maris, philosophe cathare
Yves MARIS
8 mai 1950 - 29 juillet 2009
Biographie


RESURGENCE CATHARE


Le Manifeste
Ouvrage présenté et recommandé
aux auditeurs de France Culture
par Michel Cazenave, producteur de
l'émission «Les Vivants et les Dieux»

Ouvrage sélectionné par la bibliothèque
de l'Université de Navarre (Espagne)
LE MANIFESTE CATHARE - Publications de Yves Maris



THESE DE DOCTORAT


En quête de Paul
L’affrontement de deux conceptions opposées
du monde au moment de l’émergence de
l’idée chrétienne fondatrice de la culture
et de la pensée occidentale, tel est l’objet
de cette quête

En Quête de Paul - Thèse de doctorat de Yves Maris





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